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» En apprendre davantage sur RSSC’est par une longue galerie, creusée dans les montagnes longeant le Golfe de Cortez, que l’on accède au Capella Pedregal. L’entrée en matière peut sembler rude mais le bout du tunnel rattrape le coup : plage paradisiaque en accès privé, résidences somptueuses, lent glissement des yachts sur les flots bleus et aucun trublion estudiantin à l’horizon. Pour vous accompagner dans ce spring break adulte, un assistant personnel et un majordome dévoué seront vos meilleurs alliés : le second s’occupera du déjeuner tandis que le premier tiendra votre agenda.
Et à Cabo San Lucas, les activités ne manquent pas : nager avec les dauphins, escalader la montagne, visiter une ferme organique, taper quelques balles sur la péninsule de Baja ou renouveler ses vœux dans le soleil couchant, la liste est longue et le temps est court. En journée, les spécialités mexicaines fuseront de la cuisine du Don Manuel’s : tacos de poissons, ceviche à la tequila et toutes sortes de piments colorés à croquer pour cracher du feu face à l’océan. En soirée, dans ce cadre enchanteur, l’apéritif tapas et guacamole n’aura aucune limite.
Entre le Pacifique et les falaises granitiques de Pedregal Mountain, vingt casonas familiales, trente villas de rêve ainsi qu’un luxueux hôtel de 66 chambres avec vue se partagent les faveurs d’une clientèle haut de gamme. Tonnelles, treillages, palette ocre et terrienne pour s’imprégner du paysage ; piscines privées, patios traditionnels et terrasses ombragées pour goûter au repos mexicain. Un Spa flambant neuf, calé sur les cycles lunaires, vous permettra enfin d’être guéri de vos maux spirituels par les sortilèges d’un authentique curandero.
Les apparences sont parfois trompeuses. Derrière une façade blanche on ne peut plus classique, celle d’une maison coloniale du vieux Carthagène, la styliste colombienne Silvia Tcherassi a dessiné un hôtel-boutique à l’image de ses créations, moderne et sophistiqué.
Carthagène des Indes, joyau culturel de la côte Sud Caraïbes et berceau de l’indépendance colombienne, vit toujours dans le souvenir de son époque coloniale. Un héritage paradoxal qui s’exprime notamment à un niveau architectural, tant les bâtiments administratifs, les hôtels et les palais de la ville trahissent une allégeance incontestable au style espagnol. Sans trop verser dans la nostalgie, le Tcherassi Hotel + Spa y va lui aussi de son portail et de ses balustrades caractéristiques, souvenirs vite ravalés au rang de détails par la propriétaire des lieux, la créatrice Silvia Tcherassi.
Reflet d’une personnalité versatile, c’est dans une totale harmonie, sans tension ni compromis fâcheux, que l’hôtel fait cohabiter histoire et aspirations contemporaines : la brique et la pierre nue lui confèrent un côté brut et brouillon que des lignes claires et des finitions précises adoucissent considérablement. Avec sept suites seulement, la redite n’était pas permise et chacune fait preuve d’une grande originalité d'aménagement : balcons sur les murs végétaux, salles d'eau ouvertes, belles hauteurs sous plafond, espace coupé au miroir ou feutré au paravent, le tout doublé d’un goût textile très sûr.
Dans les sous-sols de l’hôtel, décision fut prise d’installer un spa, en partenariat avec la marque de cosmétique espagnole Germaine de Capuccini. Non loin, un restaurant italien, assis dans les vieilles pierres mais versant dans la haute couture culinaire, démontre à longueur de dîner le talent du chef Daniel Castaño, ancien protégé du très médiatique Mario Batali. Enfin, histoire de prolonger le rêve par la magie, la terrasse haut perchée du Tcherassi promet à ses hôtes des vues nocturnes parfaites sur les toits de Carthagène, ville magnifique ayant su se délabrer avec classe.
Si pour vous, les vacances au Costa Rica sont synonymes d’accrobranche et de mojitos bien tassés servis dans une piscine, attention, ce n‘est pas le genre de la maison ! Ici, la luxuriante nature environnante n’a pas encore été transformée en parc à thème. Dans l'ombre du volcan Poás, on vient avant tout chez Asclépios, dieu grec de la médecine, pour se refaire une santé.
Coupé du monde — seuls deux ordinateurs à disposition, si vous tenez vraiment à prendre de ses nouvelles —, l’endroit propose tous les soins et activités bien-être dont vous avez jamais entendu parler, de l’acupuncture au reiki en passant par le shiatsu ou la « flottaison » façon baignade dans la Mer Morte. Ainsi que d’autres beaucoup plus inédits, comme ces bains Kneipp inventés par un pasteur bavarois, ou comment traiter le rhume par l’eau froide. Toutes les ressources locales sont également mises à contribution, que ce soit au spa — enveloppements de boue volcanique, de mangue ou de yoghurt — ou au restaurant végétarien, où l’on peut s’initier aux bienfaits de la cuisine détox et bio-énergetique.
Dans ce grand domaine eco-friendly, alimenté au solaire et au jardinage bio, la piscine couloir, le hammam et le pavillon de méditation ont été particulièrement soignés. Mais les chambres immaculées, baignées de lumière, n’ont rien à leur envier, avec toujours un petit détail — orchidée, miroir sculpté, baignoire sur pieds — pour tempérer leur côté monacal. Tant mieux, car dans un premier temps, vous y passerez pas mal d’heures à bouquiner et à récupérer. Mais au bout de quelques jours, à vous les chevaux de la ferme voisine et les sentiers de randonnée alentour. Rentrez à temps pour le cours de yoga, bien sûr...
Que ce soit un avantage ou pas, à chacun d'en juger, mais il ne fait aucun doute que la caractéristique la plus frappante du Gild Hall, dernier-né de la chaîne Thompson Hotels, réside dans son emplacement. Installé à quelques centaines de mètres de Wall Street, l'hôtel se situe en plein cœur du quartier des finances. Il y a quelques années de cela, après dix-neuf heures, ce même quartier devenait un véritable no man's land.
Il se trouve que les banquiers et les courtiers ne manquent pas de goût. Ne pensez pas trouver ici le minimalisme rabâché des années quatre-vingt dix. L'endroit est plein de caractère : bibliothèque sur deux niveaux, bar à champagne, livres qui fonctionnent parfaitement (oui, ils ont des pages), canapés en cuir. On imagine aisément les maîtres de l'univers de la finance venir se détendre ici après une longue journée de labeur.
Une légère nostalgie flotte à l'étage aussi. Les chambres, typiques et élégantes, sont aménagées dans de sombres couleurs masculines et sont équipées de têtes de lits en cuir. Le Gild Hall flirte prudemment avec la frontière entre boutique à la mode et hôtel de luxe pur et dur, une ambigüité que l’on retrouve dans tous les hôtels Thompson, comme vous l’aurez peut-être remarqué. En somme, une expérience unique pour ceux qui n’ont pas peur d’explorer les tréfonds du Bas-Manhattan. Le restaurant viendra ajouter du piment à une vie nocturne de Wall Street en pleine ébullition.
L’ouverture de nouveaux hôtels à Phuket en dit long sur la robustesse de son économie touristique. Le Sala Phuket, situé à Mai Khao, au nord-ouest de l’île, est un hôtel balnéaire moderne, composé de soixante-dix neuf villas longeant la côte, la plupart disposant de leurs propres piscines privées.
On trouve néanmoins également un petit nombre de chambres avec balcons situées au premier étage, réservées aux voyageurs ayant un budget plus restreint. Cependant, toutes les chambres sans exception, des chambres avec balcons à la villa présidentielle, sont décorées dans un style contemporain élégant, et toutes disposent de salles de bains en plein air et de vastes lits de repos extérieurs.
Les activités peuvent se résumer principalement à faire des longueurs dans la piscine ou à paresser dans les lits de repos à baldaquin, positionnés près de la plage. Mais le Sala Phuket propose également un spa de 5 salles, un centre de fitness, ainsi que de nombreuses activités, comme par exemple du snorkeling ou la visite des temples. Le soir venu, les clients se retrouvent pour le dîner dans le restaurant près de la piscine. Essayez si possible d’avoir la table située sur le toit pour profiter de la vue sur l’océan et d’une intimité supplémentaire.
Accès :
Le Sala Phuket se trouve à environ 20 minutes en voiture de l’aéroport de Phuket.
Ces dernières années, c'est comme si le centre de gravité de la branchitude new-yorkaise s'était déplacé du Sud vers l'Est. Et comme toutes les bonnes choses demandent du temps, les boutique-hôtels hauts de gamme ont fini par fleurir dans le Lower East Side. Parmi eux, le Thompson LES, situé sur Allen, juste au sud de Houston Street.
Encore relativement inexploré par les aventuriers de l'hôtellerie, ce territoire est un haut-lieu de la vie nocturne. Et Le Thompson ne compte pas juste tirer avantage du buzz local, il tient à y participer : ainsi SHANG, le restaurant-salon haut de gamme, est le rendez-vous favori des gourmets, et le Above Allen, bar en plein air avec toit escamotable, est sur le point de devenir un hotspot aussi incontournable pour ses membres que pour les "simples" clients de l’hôtel. Et quand le temps le permet, tout le monde se retrouve au bord de la piscine extérieure, pour vivre un luxe encore relativement rare dans les environs.
L’espace à Manhattan valant l’or, le Thompson LES est de taille modeste, mais parfaitement bien agencé, et propose une large gamme de services, dignes d’un Thompson. Voici un concept qui fonctionne particulièrement bien ici car cela reste le Lower East Side, et un hôtel un peu plus haut de gamme serait tout simplement disproportionné, dans un quartier où la plupart des hôtels sont résidentiels.
Jia est le premier boutique-hôtel de Hong Kong, et le premier également qui fut conçu par Philippe Starck – dont la contribution inclut également le Félix, le bar situé en haut du Peninsula. Et bien qu’il s’agisse d’un “boutique“, il n’est nulle question de se moquer du monde ! Quand les concurrents hésitent entre bâtisses coloniales ou gigantesques hôtels à la chaîne, un hôtel comme celui-ci, certes flashy, offre quelque substance malgré tout…
En fait, cet hôtel est aussi différent des autres que ne l’est une pomme parmi des oranges. Les chambres proposent des cuisines équipées par la marque Smeg, ainsi qu’une salle à manger élégante. Bien sûr, les tons sont blancs, mais les parquets en teck ou les variations de jaune aux murs font de ce décor un cadre de vie idéal, moins excentrique que la très théâtrale suite Starck.
Un service de nettoyage à sec est à votre disposition – mais si vous aviez envie de le faire vous-mêmes, vous y prendriez plaisir, puisque dans votre chambre se trouvent les seules machines à laver du monde à être disposés sur de larges terrasses ! Vous pouvez également préparer votre propre dîner, ou vous le faire servir dans la chambre. JIA propose deux restaurants, dont l'OPIA, populaire et prisé, qui attire les clients les plus aisés de la ville, ceux qui aiment les ambiance lounge. Le menu est concocté par le chef australien maintes fois décoré Teage Ezard : la cuisine est “free-style“, aux influences asiatiques.
Le quartier, quant à lui, est plein de cafés et de restaurants également. Causeway Bay est le quartier shopping et loisir de Hong Kong. Artificiel en un sens, il a aussi ses côtés authentiques. Bon, les vendeurs de Ferrari et de Bentley sont à tous les coins de rue, mais le voisinage est populaire et dense, et vous y verrez autant de locaux transportant leur linge que de touristes avec leurs sacs de shopping. Pas de salle de gym, mais vous pouvez obtenir un pass pour le California fitness Club, à quelques mètres de là. N’hésitez pas à vous fatiguer en ville, avant de venir vous y relaxer.
Il suffit au Portugal de bénéficier d’un climat ensoleillé (et peut-être d’un peu de golf) pour attirer les touristes par dizaine de millier. Pourtant, il existe des endroits qui vont bien au-delà de cette formule basique, comme l’Aquapura, situé dans la vallée du Douro, la région vinicole du Nord du pays.
Voici en effet un spa vinicole moderne par excellence, à savoir un ancien manoir entouré de villas modernes à la décoration intérieure avant-gardiste, et un spa proposant des soins basés sur les propriétés antioxydantes des vignes de la vallée du Douro. Les vingt et une villas sont à la pointe de la mode, chacune disposant d’une piscine avec plongeoir. Même les cinquante chambres standard sont élégantes et ultramodernes avec leurs salles de bain qui rendraient presque le spa superflu.
Presque. Car avec dix salles de soins couvrant près d’un hectare, l’endroit est incontestablement impressionnant, sans compter les bienfaits reconnus pour la santé des traitements dérivés du vin. Question gastronomie, vous aurez le choix entre deux restaurants haut de gamme proposant des spécialités portugaises, et la cave s’enorgueillit d’une impressionnante carte de millésimes venus du monde entier. L’ensemble constitue indéniablement une réussite pour l’empire Aquapuro, l’hôtel étant idéalement situé pour découvrir le Douro, ou tout simplement pour une escapade, l’aéroport de Porto n’étant qu’à deux heures de là.
Accès :
L’Aquapura se trouve à environ 1h50 en voiture de l’aéroport Dr Francisco de Sá Carneiro de Porto. Merci de nous contacter à serviceclients@tablethotels.fr pour réserver vos transferts.
Le Metropolitan Bangkok est jumeau du Metropolitan de Londres – un boutique hôtel soigné et contemporain, dont le personnel est vêtu d’uniformes design noirs, dont les murs sont peints de blanc, dont les structures sont en bois sombre. On pourrait penser que ce design oriental minimal, qui fait fureur en Occident, tombe à plat quand on le transpose à l’autre bout du monde, en Orient. Mais il n’en est rien.
L’effet n’en est pas moins apaisant qu’à Londres – demandez aux professionnels du cinéma ou de la mode installés confortablement dans le lobby, vu qu’ils devraient connaître les deux ! La différence réside dans l’état des industries hôtelières des deux villes ; à Londres, il est inconcevable de se promener sans croiser un vieux boutique hôtel à chaque coin de rue ; à Bangkok, le Metropolitan n’est pas seulement une belle alternative aux grands palaces coloniaux et aux méga-hôtels cinq étoiles des grandes chaînes, il est surtout un lieu de bienvenue.
Evidemment, quand le Péninsula ou l’Oriental sont vos concurrents, il vous faut redoubler de fantaisie et de luxe ! Le Metropolitan va bien plus loin que les attentes que l’on se fait d’un simple boutique hôtel luxueux, avec deux restaurants, une piscine extérieure, un room service 24 heures sur 24, et un spa Shambhala absurde de décadence ! Le Met Bar est la réplique exacte de celui de Londres, réservé exclusivement à ses membres et aux clients de l’hôtel. Et tandis que les restaurants des hôtels orientaux proposent des saveurs trop familières de cuisines asiatiques et françaises, le Nahm marrie intelligemment les traditions locales avec les influences méditerranéennes d’Afrique du nord.
L’hôtel est central, sur la route de South Sathorn, en plein cœur du quartier d’affaires. Plus calme qu’il n’y paraît, aussi pratique pour le shopping de jour que pour les discothèques de nuit. Le bruit et la fureur de Bangkok contrastent avec le calme et la paix qui règnent au sein du Metropolitan - un exploit, assurément !.
Que ce soit un avantage ou pas, à chacun d'en juger, mais il ne fait aucun doute que la caractéristique la plus frappante du Gild Hall, dernier-né de la chaîne Thompson Hotels, réside dans son emplacement. Installé à quelques centaines de mètres de Wall Street, l'hôtel se situe en plein cœur du quartier des finances. Il y a quelques années de cela, après dix-neuf heures, ce même quartier devenait un véritable no man's land.
Il se trouve que les banquiers et les courtiers ne manquent pas de goût. Ne pensez pas trouver ici le minimalisme rabâché des années quatre-vingt dix. L'endroit est plein de caractère : bibliothèque sur deux niveaux, bar à champagne, livres qui fonctionnent parfaitement (oui, ils ont des pages), canapés en cuir. On imagine aisément les maîtres de l'univers de la finance venir se détendre ici après une longue journée de labeur.
Une légère nostalgie flotte à l'étage aussi. Les chambres, typiques et élégantes, sont aménagées dans de sombres couleurs masculines et sont équipées de têtes de lits en cuir. Le Gild Hall flirte prudemment avec la frontière entre boutique à la mode et hôtel de luxe pur et dur, une ambigüité que l’on retrouve dans tous les hôtels Thompson, comme vous l’aurez peut-être remarqué. En somme, une expérience unique pour ceux qui n’ont pas peur d’explorer les tréfonds du Bas-Manhattan. Le restaurant viendra ajouter du piment à une vie nocturne de Wall Street en pleine ébullition.
Un minimum de deux nuits sur place. C’est la condition sine qua non pour goûter au confort du nouveau El Palauet Living Barcelona, ouvert fin 2009 dans le mythique Passeig de Gràcia, l’artère bourgeoise très début de siècle de Barcelone. Deux nuits à contempler depuis l’une des six suites de 150 mètres carrés la ville et ses Ramblas, les cheminées de Gaudí sur les toits voisins, prendre le frais dans l’un des bains à remous du spa privatif ou commander un dernier verre de manzanilla, négligemment appuyé sur le rebord de son balcon en fer forgé.
L’ossature de 1906, signée de l’architecte barcelonais Pere Falqués, reste intacte : dans un style franchement moderniste pour l’époque, le bâtiment compte pas moins de quarante-cinq plafonds en stuc sculpté, des vitraux aux fleurs légères, d’imposantes colonnes et quelques lourdes portes. Franchir celles des suites, c’est quitter un siècle pour entrer dans l’autre : un blanc souverain, des murs vierges de toute ornementation, un ressenti théâtral et une guerre des styles qui n’aura pas lieu, tant l’harmonie des lieux a été pensée. Eames, Saarinen, Jabobsen ou Starck, un mobilier au design assuré réinvente l’idée même de classicisme, tandis que l’addition de moulures et d’un canapé Van der Rohe reste un acte de paix, pourvu que le monochrome soit blanc.
Sans être totalement absente du tableau, la couleur reste à la discrétion du client, dans la baignoire équipée en chromothérapie comme dans le choix personnalisé des éclairages. A discrétion également, les services d’un assistant pour vous épauler dans l’art de bien vivre. Aux petits soins, il pourra servir d’interface entre le chef et vous, si jamais vous optez pour le petit-déjeuner à domicile. A moins que vous ne quittiez la cuisine pour le salon, où coiffeuse, masseuse, maquilleuse et artistes du cocktail pourront se relayer pour égayer vos journées en cas de mauvais temps. Mais deux jours, est-ce bien suffisant ?
Derrière cette façade anonyme d’Ocean Avenue, une lueur vert émeraude titille les imaginations, seul signe de vie filtrant de cet hôtel pourtant très couru de la côte Ouest. A l’intérieur, preuve que l’habit ne fait pas le moine, un mélange audacieux de mobilier d’antiquaire, de lignes modernes et de colorants artificiels, pour une évocation réussie d’un champêtre pop ou d’un West End londonien mis à la sauce Pacifique. Papiers peints, porcelaines d'agrément, moquettes, le motif sixties est roi. Mais jamais au détriment du bon goût.
Souvent, un tel niveau de sophistication visuelle s’avère suspect. Ici, le chic-by-the-shore ne se dément jamais : chambres et suites rivalisent en confort, en chasteté et en fantaisie maîtrisée pour donner l’illusion d’une douce convalescence au bord de l’océan. Draps de conception italienne, gamme de produits Thymes pour le bain et la douche, tons citron vert ou jaune mangue de certains sofas, si la terrasse avec vue ne s’applique qu’à la moitié d’entre elles, les chambres sur l’avenue sont loin d’être déprimantes.
En raison de ses traitements originaux à base d’algues et de coquillages chauds, le Spa holistique du Viceroy Santa Monica est classé parmi les tous meilleurs du monde. Intermédiaire lounge entre le lobby et la piscine de l’hôtel, le bar du Cameo est signé quant à lui de la designeuse Kelly Wearstler, tout comme la salle élégante du Whist, restaurant d’artiste et de saveurs méditerranéennes tenu de main de maître par le chef Tony DiSalvo. Pour retrouver un peu d’intimité en pleine fureur du samedi soir, des cabanons privés se cachent au bord de la piscine.
Le Sofitel Los Angeles est de retour, après ce type de rénovation d’hôtel qui se contente d’un bon ménage de printemps. Fini le style « Midi de la France défraîchi », d’une incongruité insolente dans l’agglomération de Beverly Hills : cet hôtel de 295 chambres affirme désormais pleinement son urbanité, légèrement haussmannienne d’ailleurs, du toit mansardé aux petits balcons en passant par le style post-minimaliste urbain décomplexé des intérieurs.
Les chambres, simples et élégantes, teints crémeux et couleurs discrètes, sont aussi spacieuses que confortables : vous pourrez admirer votre lit douillet recouvert d’un édredon en plume et votre écran plat haute-définition depuis votre salle de bains, à travers la vitre… un de celles qui passent de l’opaque au transparent d’un simple clic, faisant ainsi un sort au soi-disant exhibitionnisme reproché par l’américain moyen au design des boutiques hotels.
Et c’est justement la question essentielle pour un hôtel américain de cette taille : comment trouver grâce aux yeux des inconditionnels du design, mais aussi aux allergiques, sans tomber dans le piège du juste milieu médiocre ? Le Sofitel Los Angeles flirte avec le style urban chic le plus avant-gardiste (bar Rande Gerber et restaurant Kerry Simon), mais reste sobre sur le côté « beautiful people » prétentieux. Mais restons sérieux : certains arguments (spa, centre de fitness, piscine) transcendent totalement les débats sur le style.
Tirant son drôle de nom d’une « statue parlante » du satyre Silène, recouverte jusque très récemment de graffitis opportunément satyriques, la Via del Babuino n’a pas toujours relié les joailliers de la Piazza di Spagna aux processions touristiques de la Piazza del Popolo. Elle fut aussi l’une des artères chéries de la bohème artistique romaine, avant de monter irrésistiblement en gamme au début du siècle dernier. L’un dans l’autre, un boutique-hôtel aussi intimiste et stylé que le Babuino 181 y a donc plus que sa place.
A l’extérieur, la Rome historique. A l’intérieur, la Rome design. Installé dans un palais fraîchement restauré, le Babuino est habité par ce contraste fort, parfois troublant, qui rend la ville éternelle d’autant plus jeune qu’on l’observe depuis un intérieur contemporain. Au petit nombre de quatorze, les suites s’arrangent avec brio d’un plan d’étage plutôt ingrat : douillettes, rieuses, meublées du design italien le plus pur, elles en retirent une atmosphère plus typique de la garçonnière que de la banale chambre d’hôtel rectangulaire.
Le service est d’ordre minimum, pour ne pas dire tarpéien : ni restaurant, ni bar, ni piscine, ni spa équipé en bains tourbillonnants et jets multi-fonctions. Mais la ville prend vite le relais, et le flot ininterrompu de piétons polyglottes arpentant en chaque sens ses étroits trottoirs ne signifie qu’une seule chose : Rome ne se visite pas caché derrière un rideau.
Rome est une ville d’une telle richesse historique que le visiteur a parfois du mal à se rappeler que, monuments antiques mis à part, c’est aussi une ville très tendance et moderne. Cosmopolite, elle vit beaucoup plus de la vie universitaire et du cinéma que de l’industrie, et les meilleurs hôtels, lorsqu’il s’agit de style, optent en général soit pour une immersion historique grandiose soit pour un style architectural très tendance. Mais le St George ne rentre dans aucune de ces deux catégories. Son atmosphère raffinée, en dépit de nombreuses touches Scandinaves, fait que l’on a l’impression de séjourner dans un gigantesque sac Prada. Tout y est parfaitement ciselé et l’absence de couleurs criardes confère au lieu calme absolu. Quant au choix du mobilier, il reflète une volonté de tendre plutôt vers le professionnalisme que vers la frivolité. Au final, le St George marrie extraordinairement bien le concept du boutique-hôtel et l’efficacité des hôtels réservé aux voyageurs d’affaires.
Les 64 chambres sont à la fois modernes et classiques, et décorées d’œuvres contemporaines accrochées sous des moulures ouvragées, le tout dans une palette de tons beiges et une abondance de marbre Travertine. Situé sur la Via Giulia (un quartier réputé pour ses boutiques d’antiquités), le St George est à deux pas du Vatican et des rives du Tibre où il fait bon se promener. L’hôtel met également à la disposition de sa clientèle : un spa, un restaurant un brin décadent, le I Sofà di Via Giulia, un bar à vin, une bibliothèque, ainsi qu’un bar situé sur la terrasse, d’où vous pourrez admirer la Ville Eternelle. Le St George vous permet de profiter d’un séjour sophistiqué dans une ville sophistiquée, tout en prenant soin d’être en phase avec le monde moderne.
Difficile de trouver plus imposant que l’Hôtel de Rome, vieil immeuble banquier du 19ème siècle situé sur la Bebelplatz dans le vieux Berlin Est. Ces murs de pierre et son architecture néoclassique s’accordent à merveille avec la solennité du style Rocco Forte. L’endroit est en passe de devenir le repaire des visiteurs business-class, et on y conclut peut-être plus d’affaires qu’à la banque centrale allemande.
Aussi sérieux soit-il, l’Hôtel de Rome ne manque pas de style : une palette de rouges et bleus magistraux ravivent les tons neutres de la pierre, et les caves, accueillant un spa et une piscine, sont habillées de vert et d’or. L’équipement des chambres est de première classe, et rien n’est trop beau pour la clientèle : télévisions HD écran plat, système stéréo (même entre les murs mosaïqués de la vaste salle de bains) et accès Internet par câble… assez pour rentabiliser le prix que vous avez payé pour demeurer entre ces lourds murs de pierre.
Mais vous êtes certainement ici aux frais de votre entreprise, et l’hôtel en a parfaitement conscience : pas question de faire des économies ici ! D’où la qualité irréprochable des services (et du service). Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, l’ambiance n’a rien de guindée : elle frôle la limite de la froideur et du sérieux, sans jamais la franchir.
Le concept de chaîne hôtelière nous rend en général plutôt sceptiques. Mais le groupe Firmdale a le mérite de nous faire oublier nos principes. Six établissements londoniens, autant de perles hôtelières, qui n’ont même pas à cacher leur similitude. En-dehors du fait, évident, qu’ils se trouvent dans la même ville, ils partagent la même philosophie sur ce que doit être un hôtel. Un concept qu’ils doivent à leurs propriétaires, Tim et Kit Kemp. La ressemblance est en partie visuelle, un air de famille dû au style de Kit, reconnaissable entre mille.
Certes, ceux qui ne sont pas convaincus par la philosophie Firmdale (privilégiant le service et l’exclusivité) et le design de Kit Kemps ne seront sans doute pas bouleversés d’apprendre que la mini-chaîne londonienne a pris ses quartiers à New York. Pourtant, un hôtel comme le Crosby Street est exactement ce dont la Grande Pomme a besoin. Entre les pavés poussiéreux des rues du centre et l’élégance cossue du hall de l'hôtel, le contraste est saisissant. Que les couleurs brillantes et le décor résolument non minimaliste vous plaisent ou non, vous nous accorderez que c’est l’un des rares boutiques new-yorkais qui assume ses goûts avec autant d’audace.
Cette année, plus que jamais, les hôtels rivalisent férocement pour réduire les coûts et paraître le plus modeste possible. Le charme du Crosby Street, et de l’esprit Firmdale en général, repose sur le fait d’assumer sans complexe une offre haut-de-gamme. Après tout, L’idée de payer pour dormir est en soi légèrement immorale… si le Crosby Street ne tombe pas dans l’ostentation du genre « champagne dans la baignoire », vous n’y passerez pas un mauvais moment pour autant. La confiance se transmet, dans les moindres détails.
Difficile à imaginer, mais il n’y a pas si longtemps encore, aucun hôtel ne valait le détour dans ce Far East londonnien. C’est regrettable, surtout quand on sait qu’il y a une vie en dehors de l’Ouest de la ville. Cette situation n’est heureusement plus d’actualité. Les businessman, tout comme les artistes et les designers de Clerkenwell ou Hoston ont désormais le choix pour héberger dignement leurs visiteurs.
Parmi les nouvelles options, le Rookery semble faire écho au romanesque Haslitt’s de Soho. Il rend hommage à une époque où tous les scélérats de la ville échouaient à Rookery, un quartier mal famé situé juste derrière la vieille ville. Aujourd’hui, cette partie de Clerkenwell est un lieu branché, pas si différent de Soho finalement, même si on y trouve encore parfois des échos de cette origine canaille : c’est là que Pete Doherty a été arreté, dans un remake involontaire de l’histoire sordide et romantique de Rookery.
Cette histoire, le Rookery (l’hôtel) y fait clairement référence. Chaque chambre est unique et baptisée du nom des protagonistes de cette sombre époque : les anciens professionnels y côtoient criminels et prostituées. Le décor intérieur est magnifiquement rétro, un vrai fantasme victorien. Certaines sont lambrissées et toutes sont agrémentées de meubles d’époque. Dans les salles de bain, les installations et la robinetterie datent de l’époque victorienne. Ce n’est pas au goût de tout le monde, mais cela ne manque en tout cas pas de personnalité.
Seules infidélités à ce style d’époque, les besoins strictement vitaux, qui, à Londres, incluent les télévisions LCD et l’accès Internet WIFI. Pas de restaurant, et un service de chambre limité, qui sont de toute façon superflus, puisque vous êtes à deux pas des meilleurs restaurants de la ville. La crème des clubs et des pubs du quartier de Clerkenwell vous attend, si vous êtes partis pour une nuit Doherty-esque dans la ville. Avec un peu de chance, vous aurez peut-être un jour une chambre à votre nom au Rookery.
Old-fashioned ranches called estancias dot Argentina’s vast countryside. Though some remain private homesteads, many have opened their doors to guests while continuing the day-to-day operations of a working ranch — particularly in the province of Buenos Aires, within easy driving distance of the capital city. For visitors, it’s a chance to taste the old-world refinement and rural charm born out of the country’s prosperous agricultural tradition. Estancia Villa Maria is one of these; what sets it apart from the pack is an almost over-the-top elegance that stands in contrast to some of the area’s more rustic ranches.
At the heart of the 1500-acre estate is a surprisingly authentic Tudor-style mansion that looks straight out of a fairy tale; it seems fitting that a horse and carriage ride is one of many activities available to guests. The eleven suites are grand and glamorous, but refreshingly contemporary. You’ll find four-poster beds, floral arrangements and windows with their original shutters, but the antique look has been streamlined: the color palette is made up of sophisticated earth tones, the sheets are Egyptian cotton, in-room amenities include a Nespresso machine, complimentary wi-fi, a pillow menu and LCD flat-screen TVs.
When you do manage to venture out of your room, an impressive array of communal spaces await. Unsurprisingly, they all evoke old wealth and the pleasures of days gone by — there’s a cigar and billiards room, a classy library, a wine cellar where guests can taste excellent Malbecs, and several stylish but cozy living areas where fireplaces blaze in the evening. Outside, you can play tennis, splash around in the swimming pool, hike or cycle around the sprawling grounds. But to really get into the spirit of things, we recommend watching the chiseled hunks on horseback participate in the favorite pastime of Argentina’s elite — polo, of course.
Dernier né de la famille Firmdale, le Haymarket vient gonfler les rangs des nouveaux classiques londoniens : de Knightsbridge à Soho en passant par Covent Garden, Charlotte Street et le Number Sixteen à South Kensington, pas moins de six adresses au compteur du designer Kit Kemp, co-fondateur du groupe, et autant d’indéniables réussites dans le domaine de l’hôtellerie boutique. A en juger par son style, sa fraîcheur et un emplacement plus fanfaron sur Picadilly Circus, le petit dernier n’est pas parti pour décevoir.
Dans un rayon de cent mètres autour de Suffolk Place, les nourritures culturelles ne manquent pas. Mais si vous veniez à vous lasser du Theatreland ou des trésors de la National Gallery, le Haymarket saura mettre des couleurs dans votre cœur : ses parties communes pétillent à n’en plus finir, alternant décors cinématographiques et tissus bariolés, mobilier pop et toiles de maîtres, jusqu’à transformer la bibliothèque en exposition temporaire et la salle de banquet en nouvelle aile égyptienne. Tout confort et toutes équipées, les chambres ne sont pas en reste, riches d’une décoration inavouable mais très maîtrisée.
Outre des sofas dédiés au rituel du thé de quatre heures — qu’il élève non sans peine au rang d’art chic et glamour —, le Haymarket compte en ses murs l’excellent Brumus, restaurant cosy et fuschia, servant une cuisine anglaise moderne et raffinée. En sous-sol, pris dans un éternel crépuscule flashy, un espace privatisable et entièrement modulable, composé d’un bar et d’une piscine longue de dix-huit mètres, laisse rêveur quant à la qualité des fêtes rendues soudainement possibles.
Déclinaison du célèbre Fasano de São Paulo, la version carioca est largement à la hauteur. Comme son frère, l’hôtel est aussi digne et sérieux que peut l’être un boutique hôtel ultra moderne ultra design. Il affiche une sobriété extrême, assez déroutante quand on sait que le designer n'est autre que Philippe Starck, pas franchement connu pour la modestie de son travail.
Une version très sérieuse, donc, avec du mobilier sexy des années 50 et 60 et des boiseries sombres et richement travaillées. Certaines chambres sont plutôt petites, mais cela est largement compensé par la grande piscine sur les toits, le centre de fitness et de message et le coffee shop... sans parler de la vue sur Ipanema et les toits de la ville, qui est tout sauf négligeable.
Le restaurant du premier Fasano est un des meilleurs du Brésil, et là encore, la franchise de Rio fait tout pour être à la hauteur. Le restaurant Al Mare sert une cuisine italienne haut de gamme. Si vous préférez, la limousine de l’hôtel peut aussi vous mener jusqu’au Gero, autre établissement de la famille Fasano à Rio. Entamer une grève de la fin ici vous demandera une volonté de fer !
"Ce haut-lieu de Soho, situé au cœur de la 5ème avenue, cotoie les boutiques les plus chics – Gucci, Fendi, Louis Vuitton, Prada. Son adresse avoisine celle des galeries uptown et du centre culturel et historique de la ville : MOMA, Carnegie Hall, le Lincoln Center. Inspiré par la scène artistique de downtown et des grandes maisons de coutures du monde, le Chambers mêle à la touche industrielle de l’avant-garde des lofts le luxe des fabriques traditionnels. Pour peu, on aurait l’impression de visiter l’appartement d’un grand collectionneur de Manhattan. 500 œuvres originales sont exposés en permanence dans les chambres. Et 14 des artistes les plus courus de la ville, dont le cinéaste John Waters, ont conçu peintures, sculptures et installations pour chaque étage.
Une double-cheminée domine le salon du Chambers, également flanqué de colonnes recouvertes de cuir et d’une reception faite d’ébène et de papier de parchemin. Des sofas Alpaca, de grandes portes luisantes de bois et des murs de vieux plâtre confèrent au lieu une atmosphère urbaine et détendue. Depuis l’ascenseur, cables et mécaniques diverses sont visibles. Dans chacune des 77 chambres, les larges lits sont recouverts de toiles de lin et de cachemire. Des teintes ottomanes colorent les tapis turcs et tibétains qui décorent les sols en bois de noyer. Et si vous cherchez bien dans le mini-bar, vous trouverez des bougies aux senteurs orientales et des ampoules de couleurs.
Les terrasses sont le nec plus ultra de chacune des suites. Déjà rares à Manhattan, certaines sont larges comme des pistes de décollage pour profiter d’un panorama absolu sur l’ensemble de la ville. Et si le Chambers ne vous enthousiasme pas encore complètement, le restaurant TOWN et son bar vous serviront de la cuicine typiquement new-yorkaise. L’espace est divisé par un petit balcon avec de tables basses et confortables, parfaite pour la conversation. Le plafond de la salle à manger est un des plus haut de la ville, l’éclairage est celui d’une scène de théâtre, des écrans lumineux participent de cette ambiance travaillée, décorée de crystaux et de larges miroirs".
Chambers
Le concept de chaîne hôtelière nous rend en général plutôt sceptiques. Mais le groupe Firmdale a le mérite de nous faire oublier nos principes. Six établissements londoniens, autant de perles hôtelières, qui n’ont même pas à cacher leur similitude. En-dehors du fait, évident, qu’ils se trouvent dans la même ville, ils partagent la même philosophie sur ce que doit être un hôtel. Un concept qu’ils doivent à leurs propriétaires, Tim et Kit Kemp. La ressemblance est en partie visuelle, un air de famille dû au style de Kit, reconnaissable entre mille.
Certes, ceux qui ne sont pas convaincus par la philosophie Firmdale (privilégiant le service et l’exclusivité) et le design de Kit Kemps ne seront sans doute pas bouleversés d’apprendre que la mini-chaîne londonienne a pris ses quartiers à New York. Pourtant, un hôtel comme le Crosby Street est exactement ce dont la Grande Pomme a besoin. Entre les pavés poussiéreux des rues du centre et l’élégance cossue du hall de l'hôtel, le contraste est saisissant. Que les couleurs brillantes et le décor résolument non minimaliste vous plaisent ou non, vous nous accorderez que c’est l’un des rares boutiques new-yorkais qui assume ses goûts avec autant d’audace.
Cette année, plus que jamais, les hôtels rivalisent férocement pour réduire les coûts et paraître le plus modeste possible. Le charme du Crosby Street, et de l’esprit Firmdale en général, repose sur le fait d’assumer sans complexe une offre haut-de-gamme. Après tout, L’idée de payer pour dormir est en soi légèrement immorale… si le Crosby Street ne tombe pas dans l’ostentation du genre « champagne dans la baignoire », vous n’y passerez pas un mauvais moment pour autant. La confiance se transmet, dans les moindres détails.
"Ce haut-lieu de Soho, situé au cœur de la 5ème avenue, cotoie les boutiques les plus chics – Gucci, Fendi, Louis Vuitton, Prada. Son adresse avoisine celle des galeries uptown et du centre culturel et historique de la ville : MOMA, Carnegie Hall, le Lincoln Center. Inspiré par la scène artistique de downtown et des grandes maisons de coutures du monde, le Chambers mêle à la touche industrielle de l’avant-garde des lofts le luxe des fabriques traditionnels. Pour peu, on aurait l’impression de visiter l’appartement d’un grand collectionneur de Manhattan. 500 œuvres originales sont exposés en permanence dans les chambres. Et 14 des artistes les plus courus de la ville, dont le cinéaste John Waters, ont conçu peintures, sculptures et installations pour chaque étage.
Une double-cheminée domine le salon du Chambers, également flanqué de colonnes recouvertes de cuir et d’une reception faite d’ébène et de papier de parchemin. Des sofas Alpaca, de grandes portes luisantes de bois et des murs de vieux plâtre confèrent au lieu une atmosphère urbaine et détendue. Depuis l’ascenseur, cables et mécaniques diverses sont visibles. Dans chacune des 77 chambres, les larges lits sont recouverts de toiles de lin et de cachemire. Des teintes ottomanes colorent les tapis turcs et tibétains qui décorent les sols en bois de noyer. Et si vous cherchez bien dans le mini-bar, vous trouverez des bougies aux senteurs orientales et des ampoules de couleurs.
Les terrasses sont le nec plus ultra de chacune des suites. Déjà rares à Manhattan, certaines sont larges comme des pistes de décollage pour profiter d’un panorama absolu sur l’ensemble de la ville. Et si le Chambers ne vous enthousiasme pas encore complètement, le restaurant TOWN et son bar vous serviront de la cuicine typiquement new-yorkaise. L’espace est divisé par un petit balcon avec de tables basses et confortables, parfaite pour la conversation. Le plafond de la salle à manger est un des plus haut de la ville, l’éclairage est celui d’une scène de théâtre, des écrans lumineux participent de cette ambiance travaillée, décorée de crystaux et de larges miroirs".
Chambers
Que ce soit un avantage ou pas, à chacun d'en juger, mais il ne fait aucun doute que la caractéristique la plus frappante du Gild Hall, dernier-né de la chaîne Thompson Hotels, réside dans son emplacement. Installé à quelques centaines de mètres de Wall Street, l'hôtel se situe en plein cœur du quartier des finances. Il y a quelques années de cela, après dix-neuf heures, ce même quartier devenait un véritable no man's land.
Il se trouve que les banquiers et les courtiers ne manquent pas de goût. Ne pensez pas trouver ici le minimalisme rabâché des années quatre-vingt dix. L'endroit est plein de caractère : bibliothèque sur deux niveaux, bar à champagne, livres qui fonctionnent parfaitement (oui, ils ont des pages), canapés en cuir. On imagine aisément les maîtres de l'univers de la finance venir se détendre ici après une longue journée de labeur.
Une légère nostalgie flotte à l'étage aussi. Les chambres, typiques et élégantes, sont aménagées dans de sombres couleurs masculines et sont équipées de têtes de lits en cuir. Le Gild Hall flirte prudemment avec la frontière entre boutique à la mode et hôtel de luxe pur et dur, une ambigüité que l’on retrouve dans tous les hôtels Thompson, comme vous l’aurez peut-être remarqué. En somme, une expérience unique pour ceux qui n’ont pas peur d’explorer les tréfonds du Bas-Manhattan. Le restaurant viendra ajouter du piment à une vie nocturne de Wall Street en pleine ébullition.
Unique port de Jordanie, la ville côtière d’Aqaba occupe depuis plusieurs millénaires une position stratégique dans le pays. Située aux confins de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe, cette élégante station balnéaire a ainsi construit sa fortune et sa renommée sur les atouts procurés par la Mer Rouge. Et le Kempinski d’Aqaba ne déroge pas à la recherche de luxe et de raffinement qui fait, depuis plus d’un siècle, le succès à l’international de la chaîne hôtelière suisse.
201 chambres et suites, spacieuses et virginales, très simples d’apparence — canapés blancs, bureau laqué blanc, meubles design de bois clair —, permettent de rester concentré sur cette étendue marine, moins rouge que d’un beau bleu du sud, que l’on croirait toucher depuis les balcons. De par sa démesure, son vaste hall aux chauffeuses de mousse compressée, ses étendues de chaises longues au bord de la piscine, l’hôtel s’offre un petit côté seventies que l’on retrouve jusque dans la Suite Royale, pourtant en phase avec les dernières extravagances du confort moderne.
Ici, rien n’est impossible. Pas envie de sortir de l’eau pour boire un verre ? Pas de problème. Prenez un siège dans la piscine et attendez qu’on vous serve, le corps encore partiellement immergé. Envie de jouer les Lawrence d’Arabie du XXIème siècle, ce célèbre espion anglais qui fut en poste à Aqaba ? L’hôtel se délocalise volontiers dans le désert tout comme il met à la disposition de ses clients jet skis, kayaks et voiliers, allant même jusqu’à organiser des sessions de parapente. Ça plane pour vous au-dessus de la cité perdue de Petra ?
Dans un coin tranquille à proximité de Soho se trouve un petit hôtel discret répondant au nom d’Hazlitt’s. Il doit son nom à William Hazlitt, essayiste et biographe de Napoléon, qui y vécut et y mourut au début du 19ème siècle. L’hôtel est resté fidèle à son thème littéraire et est de nos jours un lieu de séjour prisé des écrivains et éditeurs, mais aussi de la gent artistique, des directeurs de théâtre et des collectionneurs d’objets anciens du West End.
Le Hazlitt’s n’égale pas vraiment le luxe affiché par certains des nouveaux boutiques-hôtels haut de gamme, mais de fait, ses prix sont plus que raisonnables – ici, vous ne trouverez pas (et donc ne paierez pas) de spa, de chef renommé, de téléviseurs à écran plasma, etc… Cette approche peut paraître un peu mature pour les inconditionnels des hôtels modernes, mais ceux d’entre nous qui préfèrent feuilleter tard le soir la collection de livres présentée au salon (dont la plupart sont des éditions signées par leurs auteurs au moment de leurs séjours) plutôt que de siroter un cocktail dans un bar d’hôtel branché apprécieront l’endroit.
Sans compter que l’hôtel recèle de nombreux charmes : il est empreint de caractère, comporte de nombreux objets d’art et des meubles d’époque correspondant parfaitement au pédigrée Georgien de l’hôtel, et chacune des vingt-trois chambres tient son nom d’un invité littéraire de renom, comme Wordsworth ou Jonathan Swift. Les plans originaux de la demeure ont été entièrement respectés ce qui signifie qu’il n’y a pas d’ascenseurs et que les chambres sont plutôt petites, bien que confortables et habilement décorées. Elles peuvent paraître désuètes, mais sont soigneusement entretenues, avec des installations en cuivre reluisant dans les salles de bain Victoriennes (où la plomberie est également moderne) et des meubles en acajou d’une qualité digne d’un musée.
L’hôtel ne propose ni room service, ni restaurant, mais Soho compte de nombreuses options gastronomiques (dont un restaurant d’hamburgers plutôt bon, sur Dean Street). Et avec l’argent que vous économiserez sur le prix de la chambre, vous pourrez sans aucun problème vous permettre d’aller dépenser le reste du côté de Mayfair !
A propos du Hazlitt's: L’hôtel Hazlitt's à Londres est un boutique-hôtel de caractère réservé aux amoureux de littérature. Situé à SoHo, cet hôtel géorgien, avec une touche Victorienne, se trouve à proximité des théâtres, d’Oxford Street et de Leicester Square. Il a également un grand fan en la personne du célèbre chef Anthony Bourdain.
Voici un hôtel très attendu. Le London NYC est une rénovation complète, tout droit sortie de l’imagination du designer irlandais David Collins. Il marque également l’arrivée sur la scène de la gastronomie new-yorkaise d’un (célèbre) nouveau venu, Gordon Ramsay, qui signe ici son premier restaurant sur le sol américain. Malgré son nom, le London NYC évite soigneusement toute référence maladroite au kitsch british. Les chambres vont de la suite assez spacieuse à la suite franchement gigantesque. Un luxe dans une ville où, comme à Londres, le mètre carré vaut son pesant d’or. Le style est discrètement moderne sans être minimaliste, et aucun détail de confort n’est laissé au hasard (stations pour Ipod et douches à multi-jets).
Parmi les services proposés, vous aurez droit à un centre de fitness, aussi chic que peut l’être un centre de fitness, de nombreux espaces de rencontre et un service de conciergerie de premier ordre. Rien à redire, donc. Quant au restaurant de Gordon Ramsay, il s’agit bien de l’épicentre du London NYC. Ne vous laissez pas distraire par les paillettes qui entourent son nom et regardez plutôt la carte. Rien à voir avec ce que proposent la plupart des hôtels… on joue ici dans une autre division.
Pourquoi ne trouve-t-on pas plus d’hôtels comme le Devi Garh Fort Palace ? Certes, les palais du XVIIIe siècle ne courent pas les rues en Inde… mais le contraste entre la majesté surannée de l’extérieur et la brillante modernité des intérieurs est un spectacle admirable. À moins que vous soyez tellement blasé que même la vue sur le Rajasthan environnant, à travers les fenêtres à balcon traditionnelles de votre suite minimaliste revêtue de blanc et de marbre, vous laisse, vous aussi, de marbre…
Le terme « minimaliste » ne vous satisfera que si votre strabisme est déjà bien avancé. La palette de couleurs est aussi simple que possible, mais le marbre est autrement plus onéreux que le plâtre peint en blanc qui constitue les murs du boutique hotel moyen. Sans parler de la malachite, du lapis-lazuli et de la nacre… En somme, un authentique palais, mis au goût du jour.
Un palais doté de tous les attributs extravagants d’un hôtel de luxe contemporain : la carte du spa Ayurvedic est exhaustive, des massages et soins de beauté au yoga, en passant par un gymnase parfaitement équipé et une piscine chauffée. Le restaurant marie les traditions indiennes aux saveurs européennes et repose sur une généreuse carte des vins. Vous êtes ici à une distance confortable d’Udaipur, à l’endroit idéal pour des excursions vers l’ancienne ville et les temples Jain des alentours.
Après quelques années passées à se faire un nom sur la côte Ouest, le groupe Ace s’implante maintenant à l’Est, avec cet hôtel New Yorkais situé sur Broadway, au niveau de la 29ème rue. Et comme il se doit, celui-ci est un petit peu différent des autres hôtels de la ville. A commencer par sa situation: même si vous êtes au milieu de Manhattan, à environ 3 secondes de tous les endroits intéressants, cette partie de Broadway n’est pas encore envahie par les touristes et les promoteurs immobiliers. Ce qui explique sans doute le côté bon marché du Ace et lui permet de contribuer à l’animation du quartier.
De gros efforts on été faits pour que le Ace conserve l’atmosphère de son passé d’hôtel SRO. C’est un boutique-hôtel plus courageux dans son approche et moins raffiné, moins luxueux et ambitieux que la version de Schrager. Vous trouverez ici des surplus, du mobilier de récupération ainsi que des platines de disques vintages (et la collection de vinyles qui va avec) et, dans certaines chambres, quelques objets haut de gamme particulièrement bien choisis : réfrigérateurs Smeg garnis d’une sélection de nourriture et boissons, qui s’avère bien pratique, et stations iPod pour ceux d’entre nous qui sont passé au digital.
Le décor, funky et minimal, met en évidence le fait qu’un séjour au Ace ressemble plus à la vie en appartement qu’à un séjour classique en hôtel. Le lobby bar est encore en travaux, de même que le restaurant Breslin, qui fait suite à l’excellent Spotted Pig situé dans le West Village. Et quand il sera ouvert, Stumptown sera un sérieux concurrent aux meilleurs cafés de New York.
A qui un tel hôtel est-il réservé? Les prix n’étant pas prohibitifs, la clientèle est par conséquent un peu plus large que celle des boutiques-hôtels affichant des prix plus élevés. Avec des chambres débutant à environ 100 dollars la nuit, le Ace s’adresse à une clientèle créative, ancrée dans la vie réelle, que ce soit des travailleurs indépendants qui payent de leur poche aux groupes de rocks habitués des motels du North Jersey.
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